J'ai donc rempli le questionnaire -et je maintiens que ceux et celles concernés doivent le faire- mais "y'a comme un défaut" (vous vous rappelez le sketch de Fernand Raynaud).
Par exemple lorsqu'on me demande le dosage du traitement que ma mère a pris en 1968... ou bien quel mois de sa grossesse elle a démarré le distilbène... comment puis-je savoir 45 ans après ce qu'elle-même a oublié. Je laisse de côté le déni, la peur d'une pseudo culpabilité : bien sûr nos mères ne sont pas coupables, mais parfois, l'oubli est un système de défense.
D'ailleurs ma mère, septuagénaire, a beaucoup de mémoire (enfin pas pour les chiffres), mais d'autres mères plus âgées, comment répondront-elles ? Elles interrogeront sûrement leur gynécologue de l'époque s'il n'est pas au cimetière !
Le second point épineux de ce questionnaire est l'absence de questions concernant la prise de la pilule. Or, l'enquête porte sur un oestrogène de synthèse, le premier. L'enquête prend en compte les traitements contre l'infertilité (avec oestrogènes) ; pourquoi ne pas poser à la seconde génération aussi la question de l'utilisation de la contraception avec oestrogènes (pilules de seconde et troisième génération d'ailleurs comme pour les enfants distilbène...) ?
Sous prétexte que ces femmes sont souvent hypofécondes ? Mais avant de le savoir n'ont-elles pas pris la pilule ? Et après une première grossesse à risque élevé, n'ont-elles pas été, comme moi, incitées à éviter de tomber à nouveau enceinte ?
Enfin, ce questionnaire émane de l'association D.E.S France, et il est financé par l'ANSM (voir le site sur le lien ci-contre). Voilà ce que j'ai pu trouver. Mais qui finance l'ANSM ? En continuant ma promenade sur la toile, j'ai donc trouvé que cette agence est toute nouvellement créée (mai 2012) pour remplacer la précédente agence qui a sauté à cause de "l'affaire du médiator". Dominique Maraninchi, son nouveau directeur est cancérologue. Et le premier but de ce questionnaire (que j'espère vous remplirez malgré tous mes commentaires) est d'évaluer nos risques en matière de cancer du sein.
Pour ma part, j'ai personnellement déjà la réponse. Mais c'est justement pour vous qui n'avez pas encore ce problème, et aussi pour protéger ma fille, que j'aimerai que ce questionnaire soit diffusé.
Je conclus sur un point positif du questionnaire : régulièrement vous avez la possibilité d'écrire un commentaire. Si donc, comme moi, vous avez des réserves ou des doutes, vous pouvez les exprimer.
Enfin, une femme non concernée par le distilbène peut aussi remplir le questionnaire. Si si, alors allez le feuilleter.
Le site explique qu'il faut des milliers de réponses. On en est où à plus de la moitié de la campagne ?
Est-ce que votre gynécologue en parle à ses patientes ? J'écris aujourd'hui aux miens (les 2 derniers...).
Par exemple lorsqu'on me demande le dosage du traitement que ma mère a pris en 1968... ou bien quel mois de sa grossesse elle a démarré le distilbène... comment puis-je savoir 45 ans après ce qu'elle-même a oublié. Je laisse de côté le déni, la peur d'une pseudo culpabilité : bien sûr nos mères ne sont pas coupables, mais parfois, l'oubli est un système de défense.
D'ailleurs ma mère, septuagénaire, a beaucoup de mémoire (enfin pas pour les chiffres), mais d'autres mères plus âgées, comment répondront-elles ? Elles interrogeront sûrement leur gynécologue de l'époque s'il n'est pas au cimetière !
Le second point épineux de ce questionnaire est l'absence de questions concernant la prise de la pilule. Or, l'enquête porte sur un oestrogène de synthèse, le premier. L'enquête prend en compte les traitements contre l'infertilité (avec oestrogènes) ; pourquoi ne pas poser à la seconde génération aussi la question de l'utilisation de la contraception avec oestrogènes (pilules de seconde et troisième génération d'ailleurs comme pour les enfants distilbène...) ?
Sous prétexte que ces femmes sont souvent hypofécondes ? Mais avant de le savoir n'ont-elles pas pris la pilule ? Et après une première grossesse à risque élevé, n'ont-elles pas été, comme moi, incitées à éviter de tomber à nouveau enceinte ?
Enfin, ce questionnaire émane de l'association D.E.S France, et il est financé par l'ANSM (voir le site sur le lien ci-contre). Voilà ce que j'ai pu trouver. Mais qui finance l'ANSM ? En continuant ma promenade sur la toile, j'ai donc trouvé que cette agence est toute nouvellement créée (mai 2012) pour remplacer la précédente agence qui a sauté à cause de "l'affaire du médiator". Dominique Maraninchi, son nouveau directeur est cancérologue. Et le premier but de ce questionnaire (que j'espère vous remplirez malgré tous mes commentaires) est d'évaluer nos risques en matière de cancer du sein.
Pour ma part, j'ai personnellement déjà la réponse. Mais c'est justement pour vous qui n'avez pas encore ce problème, et aussi pour protéger ma fille, que j'aimerai que ce questionnaire soit diffusé.
Je conclus sur un point positif du questionnaire : régulièrement vous avez la possibilité d'écrire un commentaire. Si donc, comme moi, vous avez des réserves ou des doutes, vous pouvez les exprimer.
Enfin, une femme non concernée par le distilbène peut aussi remplir le questionnaire. Si si, alors allez le feuilleter.
Le site explique qu'il faut des milliers de réponses. On en est où à plus de la moitié de la campagne ?
Est-ce que votre gynécologue en parle à ses patientes ? J'écris aujourd'hui aux miens (les 2 derniers...).